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Histoire de l'hôpital et bref aperçu du patrimoine

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Huit siècles de vie

- 1202 Fondation de l'hôpital Avant son départ pour l'Orient, à l'appel du Pape, Baudouin, Bailli du Roeulx, remet ses biens à Eustache, Seigneur du Roeulx, pour en faire une fondation charitable. Il la destine à l'accueil des pauvres pèlerins. C'était une façon, à l'époque, de s'assurer le repos de son âme en cas de malheur. Eustache III approuve le geste de son vassal et dote l'hôpital de biens pour soutenir son existence : des terres et rentes en grains et en argent.
A l'époque, Il faut comprendre le terme "hôpital" dans son sens ethymologique, c'est-à-dire comme un endroit où l'on offre l'hospitalité et pas tellement les soins. L'acte de fondation précise qu'il est destiné aux pauvres pèlerins, mais par la suite on peut lire "le pauvre et le pèlerin" et en fin d'acte "si bénéfices il y a, ils seront distribués aux pauvres de Dieu". L'institution est gérée par 4 administrateurs : le père abbé de l'abbaye de St Feuillien et trois administrateurs désignés par les échevins de la ville.

plan des installations en 1500

Vers les années 1550, la situation n'est pas brillante : l'hôpital est mal géré et livré à lui-même. En 1556, il ne reste plus qu'une soeur, soeur Péronne, et il n'y a plus de frère. Le comte Claude de Croÿ décide de remédier à cet état et fait appel au couvent des soeurs de la Madeleine à Ath. Quatre soeurs se dévoueront : Madeleine Delecourt, Jeanne du Castillon, Marie Sapureux et Catherine Blanchart. Elles arrivent en 1625 et prononcent leur voeux en 1627 suivant l'ordre de Saint Augustin. En plus de leur mission de soigner les pauvres, elles se chargent également de l'éducation des filles de la cité.
En un siècle, de 1634 à 1736 environ, l'hôpital va se développer et plusieurs campagnes de construction lui donneront son aspect actuel.

- 1796 La révolution française amène la confiscation des biens et création de deux institution "les hospices civils" et le "Bureau de bienfaisance"

- 1843 Les malades quittent les caves où ils étaient logés et soignés pour s'installer dans une nouvelle grande salle construite à l'emplacement des fossés des fortifications démolies en 1842. Celle-ci peut accueillir 8 hommes et 8 femmes, séparés par une cloison en bois.

- 1883 La mission "école" est transférée dans le bâtiment "Saint-Joseph" situé en face de l'hôpital.

- 1925 Fusion des deux institutions "les hospices civils" et "Bureau de bienfaisance" en "Commission d'Assistance Publique (CAP)"

- 1974 Classement du quadrilatère central (façade et toiture) par la Commission des Monuments et des Sites

- 1976 La CAP devient le CPAS "Centre Public d'Aide Sociale"

- 2001 En sauvant les bâtiments de la ferme on leur donne une nouvelle affectation, ils deviennent une maison de repos et de soins.
l'hôpital Saint-Jacques est le siège du CPAS qui en est également le propriétaire. Cette institution poursuit la pieuse intention exprimée 8 siècles plus tôt par le bailli du Roeulx, d'apporter une aide aux pauvres de la communauté

Aperçu du patrimoine

La plus grande partie du bâtiment actuel date des 17ème et 18ème siècles (sauf la grande salle en façade qui date du 19ème siècle). Partant des constructions existantes vers les années 1550 (chapelle et ancien hôpital - caves actuelles de l'aile nord) les religieuses construiront par étapes, entre 1634 et 1736, l'ensemble du quadrilatère actuel.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Façade avant

Aile nord

Aile ouest

Aile sud

Le jardin du cloître

Etables (côté droit) et porcheries (dans le fond)

Elles construisent également les écuries (1713), étables et porcheries (1753)

plan des installations en 1550 Facade avant côte droit Aile nord Aile ouest Aile sud (cliquez pour agrandir) Le jardin du cloître Etables (côté droit) et porcheries (dans le fond)